TOUS PIÉGÉS

Il est peu probable, que les auteurs de science fiction, avant l’explosion de l’informatique, aient imaginé la chape de plomb qui pouvait, dès lors, s’abattre sur tout individu.

Avec une candeur stupéfiante,  les humains se sont engouffrés, dans ce qui était censé devenir un extraordinaire moyen de communication et de connaissance planétaire.

A l’exercice   du système comme il en est à priori de toutes nouveautés, des dérives n’ont pas tardé à apparaître d’une façon hallucinante.

Des séquences de séries télévisées notamment,  illustrent ce constat.

La généralisation quasi globale de l’usage du téléphone portable, l’utilisation des cartes bancaires, le disque dur de votre ordinateur, la reconnaissance faciale en autres, permettent désormais de suivre à la trace tout individu  ce qui fait que, tout quidam qui maîtrise les techniques appropriées peut  accéder à l’exercice de votre vie , pas à pas , savoir où vous avez acheté et à quelle heure, tel ou tel produit dans tels magasins, pénétrer dans la plus subtile intimité, celle que vous croyez préserver au titre  du principe du respect  et de la personne humaine.

Bien que la méthode soit parfaitement connue depuis plusieurs décennie, ceux qui ne sont plus que de pseudo-citoyens, persistent à proclamer les bienfaits supposés de la démocratie !!!

Cette dernière, qui fut et ne sera qu’une « illusion généreuse », se morfond dans la démagogie qui conduit au nivelage à la base et à la généralisation de la médiocrité.

Ce bien triste bilan ne doit cependant pas nous faire douter de l’avenir de l’espèce humaine. Il nous faut, au contraire, nous retourner vers le passé celui des sociétés dites « primitives » qui avaient privilégié le cheminement initiatique pour instituer la hiérarchie sociale.

Chaque citoyen est confronté aux aléas de la vie. Il se doit de les combattre, de les défier plutôt que de se lover dans un assistanat sécurisant et généralisé, pour faire de sa vie une aventure et non pas une simple existence.

En subissant des épreuves successives, les surpassant  par ses propres efforts, tout citoyen doit pouvoir accéder aux niveaux supérieurs de la collectivité dans laquelle il vit.

Telles sont des notions qui, pour certains apôtres de l’égalité à tout prix, peuvent apparaître perverses ce, au nom d’idées reçues, considérées comme de véritables dogmes et qui font figure d’hérésie.

À tout le moins, peut-on espérer qu’une réflexion collective puisse être engagée afin de cerner les contours plausibles des sociétés du futur.

 

 

 

 

EUROPE : LE CRÉPUSCULE

Une polémique est née au sujet de la décision du peuple Britannique de quitter l’Union Européenne.

Pourtant, en soi, cette prise de position n’est pas surprenante. Il existe une tradition selon laquelle le Royaume Uni a toujours gardé un pied sur le continent et le second sur une île qui n’est pourtant distante géographiquement, que d’une trentaine de kilomètres des côtes de la Normandie !

Chacun sait que les insulaires préservent, si possible, leur identité et n’observent l’horizon qu’avec une certaine prudence.  Il suffit au gré de son humeur en l’occurrence,  de se jouer de l’orientation de la lorgnette.

À ses débuts ce qui était sensé devenir un jour l’Europe, s’est modelé empiriquement selon les migrations de tribus ayant entres-elles, des ambitions contradictoires, des us, coutumes, symboles et traditions, ne pouvant générer tôt ou tard que des heurs d’une rares violences.

Plusieurs tentatives ont eu lieu de créer une Unité  Européenne façonnée à partir de peuples n’ayant entres-eux que de lointaines racines disparates.

Charlemagne a laissé le souvenir d’un Empereur ayant fait exploser l’espoir d’une Nation commune, par un partage entre ses fils.

Le Saint Empire Germanique n’eut guère plus de chance.

L’expérience Napoléonienne avait fait éclore une Europe familiale, hétérogène,  sans avenir.

Plus récemment, après sa victoire sur la France, il n’est pas possible d’exclure l’intention des dirigeants nazis d’établir  une Europe, placée sous la domination de l’Allemagne.

Après la seconde guerre mondiale des responsables politiques partant d’une bonne attention, ont vu dans une unité économique quelque peu chancelante, les prémices d’une Europe politique.

Cette dernière a fini par voir le jour mais, a presque aussitôt, généré un monstre administratif bien éloigné des préoccupations fondamentales de pseudos-citoyens.

Une entité nationale ou supra-nationale, n’a de raison que si elle a acquit un sens, une volonté commune voire un idéal, lesquels galvanisent une volonté de vivre en commun.

Les institutions de l’Europe impliquent désormais, une adaptation aux évolutions qui se sont produites depuis le  traité de Rome.

Il est indispensable de surcroît, que les responsables politiques se livrent à une intense pédagogie, pour faire prendre conscience à chaque Européen de sa nouvelle identité en tant que telle.

À mon sens, l’Europe n’aboutira jamais à la création d’un état supra-national. Les Institutions devraient s’orienter vers l’instauration d’une Confédération d’États indépendants, étant considéré qu’il convient, auparavant, de se mettre d’accord sur le sens et le contenu de cette indépendance, déterminer les pouvoirs et les compétences de chaque état membre, en préservant les grandes orientations communes observées de plein gré.

Il y faut certainement, du temps et de la réflexion ainsi que beaucoup de courage et de volonté.

 

 

 

 


 

CLINS D’OEIL

Quand on observe certains spécimens actuels de l’espèce humaine, on assiste à un bouleversement de l’évolution décidément : « Le singe descend de l’homme » !

Il semble que confier au peuple réputé « souverain » la possibilité de prendre toutes les décisions, ce serait donner à un enfant mineur, la faculté de gérer la famille.

L’adolescence est une période où un enfant devient mûr s’il n’est pas trop gâté !

La chirurgie esthétique est l’art de refaire la façade lorsque les fondations s’écroulent.

Dans la plupart des maisons de retraite, le plus souvent, il n’y a plus que des souvenirs sur des chaises roulantes.

La vieillesse est une ombre portée sur un mur en ruine qui a terme, pourrait être déclaré aux « monuments historiques »

 

AUTOPSIE D’UN MYTHE

Se croyant abandonnée sur une planète inconnue, désespérée, l’espèce humaine s’est inventé des mythes, une puissance absolue, capable de distinguer le bien du mal et de dispenser de la sorte, punitions et récompenses.

L’essentiel n’est-il pas, selon certain, de « croire ».

Le système  bannit  la réflexion génératrice de la conviction, fondée sur des arguments objectifs.

C’est ainsi que l’histoire de l’humanité a chaviré pendant de longues périodes, dans des obscurantismes autoritaires qui ont biffé le progrès intellectuel, dans l’approche d’une vision authentique de la vie.

Au plus fort des oppositions résultant de certitudes acquises à partir d’hypothèses, des factions se sont fait des guerres lesquelles, sont des épiphénomènes, des abcès de fixation, des furoncles,  qui assainissent les situations lorsque les sécrétions néfastes se sont apurées.

En analysant sereinement, certains courants spirituels qui ont basculé à partir d’une légende originelle dans le fétichisme, l’idolâtrie notamment, on prend la dimension de la hantise de trouver une réponse à l’inconnu de la création et de l’existence même de la vie.

Les organisations conçues par l ‘être humain et qui s’arrogent le privilège de parler au nom d’une divinité singulièrement silencieuse, ont toutes vécue leurs périodes de domination.

Pour exemple, l’une d’entre-elles a mis en place pendant plusieurs siècles, un système grâce auquel elle neutralisait la capacité de l’évolution de la pensée.

Celui qui avait l’audace sinon, l’imprudence de contester les vérités révélées, devenaient un hérétique dont l’existence même était mise en péril par les détenteurs de la « foi ». Ce furent les bûchers de l’intolérance qui menaçaient un peuple à genoux dans la crainte d’une inquisition sans compromis.

Aucun régime politique, aussi autoritaire qu’il puisse être, n’a imaginé un mécanisme aussi efficace, qui édifie une chape de plomb sur un peuple involontairement consentant, crédule parce qu’entretenu dans une inculture endémique.

En perte de vitesse, il semblerait que la religion catholique se doive faire « une croix » sur son avenir !

L’humanité tout entière vit actuellement une crise existentielle, bradant son passé, sans proposer une solution de rechange, une sorte de « spiritualité laïque », code de bonne conduite.

Nos ancêtres nous ont légué un passé somptueux, des temples, des œuvres qui témoignent de la somptuosité de leur art.

Les générations actuelles si elles persistent dans leurs égarements, pourraient ne transmettre à ses successeurs que le Centre Pompidou, les tours de Dubaï et les téléphones portables par  exemple !

VOYAGE EN ABSURDIE

Il est insensé nous dit-on de ramer à contre courant. Mieux vaut en effet, pour sa tranquillité, d’adhérer  à la pensée unique, de se lover dans un schéma qui assure à tout un chacun la paix des chaumières.

C’est ainsi qu’il est recommandé d’estimer que la Démocratie est le régime par excellence et que celui qui oserait émettre la moindre critique à cet égard, soit aussitôt condamné comme étant un ignoble personnage qui entend remettre en question l’égalité absolue  et définitive entre tous les êtres humains.

Il n’en demeure pas moins, que l’observateur lucide et objectif peut se hasarder à remettre en doute un postulat porté par ses promoteurs, au niveau d’un dogme.

Nous n’irons pas jusqu’à souscrire aux propos de Voltaire, pseudo libéral et franc-maçon, selon lequel « il faut se garder de donner la liberté aux Français, ils en abusent aussitôt ».

On oublie souvent que l’exercice de la liberté sous-entend la notion de la responsabilité sans laquelle, en effet, elle perd en soit toute sa signification. Elle s’assume dans la dignité et la parfaite maîtrise des éléments qui la composent, pour pouvoir s’exprimer en juste et légitime argumentation.

Le mot « liberté » est le premier du fameux triptyque qui constitue la devise de la République Française. Quant à l’égalité, certes elle se devrait d’être authentique au départ mais perd sa consistance dès qu’elle a franchit ses premiers pas. Pour être imprudemment critique voire caustique, un simple constat dépourvu d’aménité, semble nous conforter dans notre cheminement de pensées. Dans une Démocratie, selon le principe intangible de l’égalité absolu entre tous les citoyens, le vote d’un « imbécile » vaut celui d’un « génie ».  Comme il existe beaucoup plus d’imbéciles que de génies, on voit la suite !

Une fois encore, notre propos n’est pas de condamner sans appel un système qui a fait rêver des générations mais d’en identifier les dérives à certains égards inéducables, en raison des principes généraux dont il entend se doter.

Nous arrivons ainsi, au troisième mot de la célèbre devise: « Fraternité ».

Les sociétés contemporaines reflètent la fracture des liens sociaux, l’isolement de l’individu dans la foule, une situation résultant, en partie, d’un style de vie qui a corrodé les bases fondamentales des rapports humains.

Il s’agit là aussi, d’un constat qui laisse malgré tout, quelque espoir d’un renouveau, considérant que la solitude n’est pas a priori, dans la nature de l’être humain.

La Démocratie ne semble pas résister à sa tentation de niveler à la base, sous le fallacieux prétexte de justice sociale.

À cet égard, qu’il nous soit permis de citer Antoine de  Saint-Exupéry qui ne peut pas être qualifié de ploutocrate à la dérive: « Qui n’a pas su, qui n’a pas osé à un moment donné « risquer », n’a pas le droit de se plaindre de la médiocrité de son existence ».

Ne convient-il pas d’enseigner aux jeunes…et aux autres, que la vie est une compétition, que pour arriver éventuellement au sommet, il ne faut ménager ni son temps, ni son énergie, dans une épreuve loyale qui inclut le respect dans la dignité. Tendre la main à celui ou à celle frappé d’un lourd handicap, pour le conduire sur la même ligne de départ mais pour autant, proscrire l’assistanat endémique et institutionnalisé.

Pour conclure,  l’antique Démocratie athénienne, a donné les fondements d’une aimable et généreuse spéculation, qui semble se heurter aux aspirations grégaires des sociétés humaines dans leurs rapports conflictuels, qui défient les bases même, de l’harmonie.

Notre espoir réside dans la sauvegarde de la personnalité humaine, sa vocation, son désir permanent de se sublimer.

 

AU DÉTOURS D’UNE REFLEXION

André Gide aurait dit « les civilisations sont mortelles ». Il faut être prudent quant à l’origine des citations mais, en la circonstance, l’important est le contenu du texte plutôt que la référence à son auteur.
Le constat de Gide a de nos jours, une particulière signification historique.
Nous sommes en effet, semble-t-il, à la fin d’un cycle marqué par une interrogation planétaire.
Les sociétés humaines se détachent du passé tout en en préservant une certaine nostalgie. Certes, les fondements essentiels de la tradition survivent dans la tempête mais ils n’ont plus la signification que de bouées de sauvetage, face à des sociétés qui ne sont pas encore parvenues à se déterminer sur des nouvelles bases, capables de leur servir de supports fiables pour acquérir une authentique réalité.

Par conséquent, on assiste à un remodelage de la planète, à l’émergence de nations sinon de continents longuement ignorés voire méprisés tandis que, ceux de ces continents qui ont illustré l’histoire de l’humanité, se dissolvent lentement dans une certaine décadence jusqu’à la résignation.

Pendant ce temps, on constate en réaction, le réveil des nationalismes, l’exaspération des dogmes marqués par les antagonismes religieux, un retour vers un fondamentalisme qui présage pour certains spécialistes de la prospective, une explosion sous la forme d’un conflit mondial. L’originalité de celui-ci, consistera dans l’utilisation des techniques et technologies nouvelles, dont l’évolution est désormais exponentielle.

Il convient au passage de souligner que le « citoyen » âprement attaché à la préservation du respect de sa personnalité s’est progressivement laissé piéger par ces mêmes techniques récentes, capables de le suivre à la trace dans tous les actes de sa vie.

Un nouveau concept des sociétés humaines, adapté à notre temps, est donc impérativement nécessaire. C’est pourquoi, l’auteur de ces lignes se permettra avec modestie mais aussi conviction, d’apporter sa pierre à l’édifice dans d’autres communications ayant pour support le même réseau.

 

CONTE de NOËL

Il était une fois, une boule d’énergie que certains disent ovales et que beaucoup plus tard, des habitants appelèrent; La Terre.

Celle-ci se mouvait librement dans l’infini de l’Univers mais, toujours à proximité de la planète qui lui donnait chaleur et lumière : Le Soleil.

Elle vivait des jours heureux dans une collectivité cosmique que des savants terriens, baptisèrent une Galaxie.

Puis, vint le jour où des terriens, venus par les caprices de l’évolution du fond des mers, abandonnèrent chasse et cueillettes qui étaient leur seul moyen de subsistance, pour découvrir l’agriculture.

Période harassante jusqu’à ce que, l’un d’entre eux eut l’idée de monter sur un cheval, une autre créature terrienne, et profiter de la rapidité de sa monture, pour se déplacer plus aisément.

Ensuite, d’autres terriens humains, attachèrent ce cheval à des charriots que eux humains tiraient auparavant. La traction animale était née.

L’évolution ne s’arrêta pas là. Des savants terriens constatèrent que le couvercle d’une bouilloire se soulevait lorsque l’eau qu’elle contenait, était parvenue à l’état d’ébullition. La machine à vapeur faisait son entrée dans la vie des humains.

Pour cela, il fallait cependant  un combustible répandu dans la nature. On fouilla donc la planète Terre, pour y extraire le charbon qui offrait ses veines aux besoins nouveaux d’énergie des humains, qui inventèrent la locomotive et d’étranges véhicules, ancêtres de nos modernes tractions à pétrole.

Car le pétrole précisément, lequel commençait timidement dans quelques foyers, à éclairer en cahotant  dont la plupart étaient voués à la seule lumière tremblotante des cheminées et des bougies, semblait avoir les mêmes dons que l’eau bouillante !

Ce qui, quelque décennies plus tard, allait devenir le tout pétrole; Faisait une entrée discrète dans la vie des terriens humains.

L’automobile pétaradante et vacillante, s’empara peu à peu des routes en terre ferme, avant que le bitume ne vienne se plaquer sur la surface plusieurs fois centenaire des anciennes voies, qui avaient épousé le tracé des habituels chemins ruraux.

Dans leur désir d’indépendance, les terriens humains voulurent avoir chacun ce véhicule, nouveau témoin selon eux, de réussite et de richesse.

Le « véhicule à pétrole » commença à envahir villes et villages tandis que, par nécessité et pour répondre à la demande, il fallut arracher des entrailles de la terre, ce précieux liquide; Émanation d’une longue et délicate fermentation.

À l’antique vapeur d’eau, éructée par la machine à vapeur, succéda l’émanation d’une fumée noirâtre aux senteurs dérangeantes, qui embua sournoisement, les poumons fragilisés de populations toujours avides de performances et de confort.
A un point tel que la pauvre Terre mutilée, elle-même asphyxiée, décida de se rapprocher du Soleil, pour y retrouver chaleur, réconfort et bien-être.

C’est ainsi que débuta le réchauffement de la planète Terre, qui fit fondre les glaces des pôles, en bouleversant les cycles de la nature, donc la vie.

Les Terriens humains prirent enfin peur et se résignèrent à réapprendre les rythmes cosmiques, en cherchant d’autres sources d’énergie en harmonie avec la vie.

Il furent à quelques pas de la descente aux enfers. La Terre en eut pitié. Elle recula après avoir remercié le soleil.

Tout rentra lentement en ordre. Les quelques survivants d’espèces en voie de disparition reprirent le tempo immuable de la reproduction. La Terre respira un grand coup. Les humains Terriens se repentir d’un moment de folie.

Ainsi finit l’histoire pour un nouveau recommencement, dont on espérait qu’il ne fut pas le dernier !

RÉPONSE D’UN TERRIEN À LA LETTRE OUVERTE

Tout d’abord, comment vous appeler ? Vous, en tant qu’extra-terrestre, peut-être êtes-vous asexué ? Androgyne ? Nous, nous en resterons pour plus de commodité, à vous dénommer, tout simplement, une entité cosmique.
Les humains terriens s’égarent lorsqu’ils partent du postulat que la vie qu’ils observent uniquement dans leur propre environnement, est tout simplement universelle et à cet égard, ils ont d’ailleurs de singulières difficultés à imaginer le concept de l’infini qui fait que le cosmos n’a ni commencement ni fin.
« L’émergence biologique » comme l’a si bien qualifiée le biologiste Jacques MONOD, lors de sa conférence inaugurale au Collège de France, l’entité appelée communément « l’être humain » est l’un des aspects de la vie. Il s’agit d’une construction aléatoire au sens du temps terrien ce, parmi toutes les autres entités gérées par le magnétisme universel, lequel se trouve être, en fait, la seule expression réelle de la vie.
L’entité cosmique, le fameux extra terrestre des terriens humains, est une concrétion énergétique dans l’unité et une simultanéité qui n’est pas soumise, du fait de sa consistance intrinsèque, notamment aux aléas de la gravitation.
La fin des temps, vaste programme s’il en est selon la terminologie des terriens, n’est pas la destruction programmée du magma terre mais, un changement voire un bouleversement de la densité magnétique de celle-ci, résultant d’un soubresaut concerté avec la planète mère de sa galaxie, à savoir le soleil, dont les éruptions s’accélèrent. Il faut considérer que les astres quels qu’ils soient sont des êtres vivants, capables à ce titre de décisions et de souffrances.
Quelle est donc ou pourrait être l’organisation sociale des entités cosmiques dites « extra-terrestres » ? Là aussi, la tendance des terriens humains est de calquer ou à tout le moins, comparer leur propre situation avec celle présumée des entités cosmiques. Celles-ci seraient-elles régies par l’émotion, existe-t-il entre elles une hiérarchie au sens des sociétés humaines ?
Les humains terriens, extrapolent donc leurs concepts aux entités cosmiques, sinon réciproquement. Ces entités cosmiques, peuvent avoir, en revanche, un comportement original, communiquant entres elles par ondes et vibrations, selon leur propre densité énergétique. Dans l’unité de l’infini, lequel exclut donc, la notion de temps et d’espace. Ces entités ignoreraient les principes de bien et de mal et s’emploient exclusivement, par affinité, au maintien de l’harmonie de l’ensemble infini de l’univers.
Quel est la définition de la vie ? La réponse est simple : la vie est mouvement. Dès lors, la vie est partout, en toute matière et circonstances.                               Elle s’assemble par concrétions diverses et liens énergétiques se, pour ce diversifier dans le balais somptueux de la noria universelle, une symphonie grandiose aux multiples accents, sans qu’il y ait ou puisse avoir des situations de hiérarchie ou de domination.
De la sorte, les terriens sont eux aussi mêles au dialogue magistral de l’espace, dans l’apparent silence de l’univers, entre toutes les particules qu’elles soient poussières d’étoiles ou bien astres flamboyants.
L’espèce humaine est issue d’éléments chimiques, de l’eau et de champs magnétiques considérant que, selon la science officielle des terriens, ceux-ci seraient à l’origine d’ « organismes vivants » et seraient nécessairement, en application sur d’autres planètes !
En fait, l’enveloppe charnelle des terriens est un rapprochement magnétique entre des molécules qui se trouvent dans les poussières interstellaires. Cette enveloppe charnelle est la vision apparente d’une entité, dont la véritable identité au regard du cosmos, est la source énergétique qu’elle contient.
Dans la mouvance générale, l’entité humaine est rivée sur sa planète, jusqu’à ce que chaque entité s’en éloigne, en fait que sa source énergétique réintègre le prodigieux concert de l’espace, tandis que l’enveloppe charnelle se disperse quant à elle, dans l’infini de l’univers.
À ce propos, n’est-il pas nécessaire de se reporter aux sociétés humaines dîtes « primitives ». Ces collectivités originelles, maîtrisaient remarquablement, pour la plupart, les phénomènes cosmiques ce, de façon innée, parce que les origines de l’humanité viennent du cosmos et chaque entité émane elle-même de diverses planètes ?
Les observations qui précèdent ne sont pas celles d’une quelconque secte, ou bien d’une divagation onirique. Plus simplement, il s’agit d’une réflexion, qui peut sembler logique dans la sérénité et le droit au doute. Les terriens humains ayant sombré dans l’ignorance et le désarroi qu’elle provoque, ont eu recours à des subterfuges. Ils se sont inventé des Dieux, sensés expliquer l’origine de la vie et de l’univers et maîtriser le comportement des terriens. Ils ont érigé leurs croyances, leurs superstitions et les fétichismes qu’elles génèrent au niveau de certitude !
Dans le contexte d’une vision plus réaliste des mécanismes de l’univers, force est de reconnaître, si l’analyse qui précède est plausible, que les prétentieux programmes de « conquête de l’espace », l’expression plus nuancée serait « expédition dans l’espace, seraient des vues de l’esprit qui engagent pourtant les nations, dans des dérives onéreuses et parfaitement inutiles.
De la sorte, les « petits hommes verts » ne seraient pas prêts de débarquer sur la planète terre, à grands renforts de vaisseaux immenses, plus spectaculaires les uns que les autres, et les terriens humains de leur rendre visite.

 

CONTE FANTASTIQUE-LETTRE OUVERTE D’UN EXTRATERRESTRE AUX TERRIENS

Le plus singulier, certains diraient  le plus drôle, c’est que depuis des lustres, en temps terrien, vous tentez de prendre contact avec nous ou bien vous espérez quelques signes de notre part, vous révélant que nous sommes prêts à débarquer sur votre planète.

Vos écrivains et cinéastes font preuve d’imagination débordante pour vous décrire, avec moult détails, des arrivées catastrophiques, des hécatombes et des destructions, ou bien encore arrive un gentil petit extraterrestre qui vient embrasser vos enfants.

L’exemple est rare car, l’extraterrestre est, en général, dans votre littérature, un ignoble personnage qui abuse de sa force et dispose d’une technologie si avancée que vous ne pouvez  lui résister. Il vient évidemment dans des vaisseaux spatiaux dans lesquels il enlève des spécimens de votre espèce pour faire des expériences douteuses ou les amener sur sa propre planète. On ne sait exactement d’où il vient, mais le Cosmos est rempli de ces empires qui se font une guerre sans merci, gouvernés par des Impératrices plus proches des stars provocantes que de dignes représentantes d’une puissance interstellaire, naviguant dans les arcanes de l’infini.

L’exercice est prolifique dans des séries de films fantastiques auxquels les scénariste estiment, malgré tout, donner une heureuse fin par la victoire de l’espèce humaine encore tout endolorie, après la tentative manquée d’invasion destructrice de sa planète.

Rassurez vous, terriens, nous sommes parmi vous depuis fort longtemps. Cessez de gâcher vos énergies et votre argent, pour croire saisir, au passage, le moindre indice de la vie, ailleurs que chez vous. Nous avons, en réalité, sur votre planète, pris forme humaine et si nous sommes là, ce n’est pas pour vous dominer et vous asservir, mais pour vous rappeler, avec une grande fraternité et beaucoup d’amour, les devoirs qui vous incombent, avant que vous ne détruisiez la terre, vaisseau de l’espace sur lequel vous êtes, car vous venez, vous aussi, depuis ailleurs, il y a longtemps, très longtemps.

Trêve de ceux qui sèment la panique , souvent à des fins commerciales et qui vous feront perdre votre sang-froid lorsque nous vous révèleront, preuves à l’appui, que nous sommes déjà là, que nous pouvons être votre voisin de palier ou bien votre collègue de bureau.

Il est vrai que lorsque nous vous observons depuis l’espace, vous n’êtes vraiment pas tristes.

Vous vous êtes partagé la terre pour mieux la piller. Chaque jour, en temps terrien, vous inventez des moyens pour la détruire et elle supporte vos incartades, jusqu’au moment ou lasse, défigurée, elle devra se désintégrer, vomir ses volcans, le cœur de ses laves, projeter des marées, qui engloutiront vos continents, afin de retrouver sa condition originelle puis, rentrer de nouveau dans le splendide ballet des étoiles, au rythme d’une scène infini.

Terriens, dans votre délire, vous vous entretuez, vous brandissez la haine et l’intolérance, cherchez tout prétexte pour justifier des génocides. Vous vous êtes trouvés des Dieux au nom desquels vous partez en guerre contre ceux qui n’ont pas le même Dieux que vous. Vous parlez d’amour pour mieux tuer.

Croyez moi, vu depuis ma planète, ce spectacle est douloureux. Nous sommes atterrés et bien tristes. Là où nous sommes, sur notre planète, nous n’avons pas vos apparences de terriens. Nous sommes dépourvus de corps physiques et notre identité est, tout simplement, une source énergétique qui évolue au gré de notre volonté et de nos affinités ,  selon notre libre arbitre. Nous pouvons nous déplacer sans contrainte dans l’immensité de l’univers car nous ne sommes pas soumis aux lois que vous dîtes « scientifiques » et que vous avez imaginées selon une méthode purement terrienne, dans une apparente logique et dont vous êtes pourtant si fiers.

Quant à nous, entités de l’espace, nous pouvons nous désintégrer si nous ne faisons pas l’effort  de nous régénérer, guidés par l’Amour universel qui est le véritable credo du Cosmos infini.

Quand vous lirez ces lignes, vous penserez sans doute que l’auteur divague et qu’il a écrit, lui aussi, un scenario fantastique d’une imagination délirante, avec cependant une note de fantaisie si on le compare aux aventures de films de science fiction, avec leurs  combats spectaculaires, leurs armes redoutables de la dernière génération, munies de faisceaux lasers, leurs foules en fuite et des villes en flammes. Que voulez-vous, ils vous traitent en terriens. Moi, l’extraterrestre, je commets l’audace de vous considérer simplement parmi toutes les autres, comme une créature de l’univers.

C’est un conte fantastique issu, qui sait,  de l’imaginaire qui me serait  parvenu par télépathie depuis un ciel constellé d’étoiles, en me promenant sur une plage déserte un soir de printemps.

PORTRAIT D’UN DÉMOCRATE

– Il sait écouter, il semble que cette qualité soit propre à sa nature. Lorsqu’il parle pour répondre, il ne le fait que sur un ton modéré car il s’efforce de convaincre et non d’imposer.
– Il admet volontiers les opinions de ses interlocuteurs s’il estime qu’elles sont fondées sur des arguments mieux établis que les siens.
–  Il revendique hautement le droit à l’erreur.
–  Il est pacifiste mais, ne renie pas l’emploi de la force dissuasive à l’encontre d’adversaires qui voudraient attenter aux principes auxquels il est attaché.

-Il considère que l’être humain est la valeur la plus sûre de la création.

-Il s’inflige la discipline de s’instruire surtout s’il doit traiter publiquement ou non, d’un sujet qu’il estime mal ou pas suffisamment connaître.

– Il est attaché à la liberté sous toutes ses formes : de paroles, de réunions, celles qui concerne les mœurs. Toutefois, il reconnaît que la difficulté d’exercer ces droits,  par chacun, est limitée à celle identique dont disposent les autres.

-Il admet que les lois modèrent les libertés individuelles, lorsqu’elles sont édictées dans l’intérêt général de la collectivité.

-Il ne brigue les suffrages des autres citoyens, afin qu’ils lui confient, éventuellement, une fonction dans la Cité, que pour mieux servir cette dernière.

-Il accepte les responsabilités qui s’attachent à cette fonction donc, d’en rendre compte pendant et après la durée de son mandat.

-Il entend n’accepter que les honneurs dont ses concitoyens le jugent, effectivement digne ou bien, qui sont destinés à représenter la fonction dont il a la charge.

-Il n’éprouve aucune amertume ou mortification si sa candidature à une fonction publique n’est pas acceptée par le vote selon la loi mais, bien au contraire, il s’efforce d’acquérir formation et compétence lui permettant d’assumer d’autres rôles, auxquels il sera mieux préparé que celui pour lequel il n’a pas été désigné.

-Il ne hait que la médiocrité, la prévarication, la trahison aux lois de la Cité.

-Il combat la sottise, la pédanterie, l’intolérance. En toutes circonstances, il essaie d’abord de comprendre avant de condamner.

-Il s’applique à la modestie et au courage sachant que, quelle que soit la fonction qu’il assume dans la Cité, il doit l’accomplir sans mesurer son temps et sa force. C’est moins le niveau et le rang que l’art de bien faire qui donne à un rôle, sa qualité, son rayonnement et le respect qu’il implique.